25 septembre 2006

NE TIREZ PAS SUR SÉGOLÈNE


Une particularité requise
afin de mener une carrière politique, c'est l'inconscience, ou peut-être la folie. Ou sinon d'être un ou une habituée de soirées SM, parce qu'il faut aimer souffrir si la politique vous intéresse, chers lecteurs. Vraiment, malgré la manière dont on traite nos politiciens, il demeure des politiciens encore assez inconscients ou masochistes pour se lancer en politique ; moi ça me dépasse. Ce sont des martyrs qui se jettent dans la gueule des fauves râleurs et complexés, et je suis bien embêté. Oui, oui, vraiment !
Je suis embêté d'éprouver de la sympathie pour tous les politiciens, à bien y penser, pour le peu de satisfaction qu'ils en retirent, et en contre-partie pour recevoir quotidiennement des gnons dans la tronche par la majorité insatisfaite. Je suis embêté parce que je sais que la plupart d'entre vous en font presque une profession de foi, et je ne voudrais pas vous enlever le pain de la bouche. Ça vous occupe, ça vous permet de vous défouler à grand coups de latte dans les «grandes dents de Ségolène», et moi, misérable petit fouteur de merde je suis là, en train de vous traiter de canailles, chers lecteurs. Vous me pardonnez ? Enfin, je l'espère. C'est pour votre bien, vous savez.

Au fait, Mme Royal, si vous passez par-ici, j'apprécierais que vous glissiez un mot ou deux sur les rudes aspects de la vie politique, afin de sensibiliser mes lecteurs chéris. Ils ne sont pas de mauvais bougres, ils on juste besoin d'une leçon de savoir-vivre.

18 septembre 2006

INTROSPECTION

Sur les blogs, on «s'exprime librement». C'est vrai, quoi !

Pas de censure, pas de comités, pas de comptes à rendre, etc.
On est tranquille, bien chez-soi, et seul maître à bord. Et qui ose venir nous remettre en question, devra aller se faire foutre. Nous, ce qu'on veut c'est crier notre indignation librement parce que c'est pas fastoche dans la vraie vie, madame ! Déjà qu'on s'en fait imposer au boulot, au métro, au bistro, on ne vas quand même pas venir nous faire chier dans le virtuel, hein !?

Mais des fois, c'est pas toujours fastoche pour nous, les bloggers. C'est vrai, quoi !

Pas de lecteurs, sinon notre petite clique de peigne-culs ayant les mêmes idées pour nous rassurer, pendant que les vrais journalistes, les vrais écrivains et les vrais intellos jouissent du lectorat à grande échelle, des ondes hertziennes et des petits gateaux dans les soirées mondaines. Bande d'enfoirés conformistes ! Ouais Didier, t'as raison. Ouais ! (Tous ensemble : OUAIS !).

Loïc Le Meur pourrait se marrer en lisant cette note, mais il a sans doute mieux à foutre. Et je le comprendrais.

16 septembre 2006

Greenday, bad day

medium_greenday.jpgJ'en connais qui risquent de devenir tout verts, parce que Green Day partagera la même scène au Superdome avec rien de moins que le groupe U2, ce 25 septembre pour la ré-ouverture du football. Pff... Je soupçonnais Greenday d'être sur la pente des groupes confortablement installés sur leur notoriété, maintenant c'est confirmé.

15 septembre 2006

CULTURE IS DEAD

Dans la culture des masses, le caractère éphémère chez certaines oeuvres prétendues réside dans le fait que les foules doivent être maintenues dans un état en permanence de divertissement et de découverte. C'est une règle selon laquelle tout un système autonome fonctionne avec tous ces marchands de sous-culture et de culture qui le compose, et qui concerne également l'intelligentsia. Une «oeuvre» n'attend pas l'autre, et ne doit pas se faire attendre, sinon tout ce monde se lasse vite au gré des tendances. Et on se retrouve avec de plus en plus de sous-merdes pop trash ou prétentieuses, et vites oubliées, et malheureusement remplaçées par d'autres sous-merdes dans ce cercle vicieux.

13 septembre 2006

L'ESQUISSE EST UN ART ?

Il y a de curieux blogs sur le Net qui me rappellent une époque de cours de récré, où différents groupes se formaient selon leurs goûts. Les sportifs d'un côté, les lèche-culs de l'autre, etc. Le temps passe, les sportifs ont leur club, et les lèche-culs ont leur blogs. Un jour, le premier ouvre une note en déversant son fiel sur «Marie-Ségo», et comme par magie, la suite renchérit, et les voilà tous, se grattant le dos entre-eux :

«Hooooo Didier ! Nos points de vue se rejoignent !!! Je sens que je vais défaillir !».

Tout juste s'ils ne sont pas sur le point de faire leur toilette ensemble, ces connards de singes.

On dirait presque du vaudeville à lire tous ces commentaires imprégnés d'un pseudo-intellectualisme des plus méprisants, vide, stérile, et qui n'a d'égal que la suffisance de ces intervenants se soulageant, s'entre-congratulant de leur immense clairvoyance. Ces gens-là, ils ont besoin d'un blog. On ne les voit nulle par ailleurs, car il faut bien cacher ces disgracieux défaux dans l'anonymat, au risque de nuire à leur avenir professionnel, et peut-être même politique...

Tiens j'y pense, ça ressemble à un air d'écrivains refoulés, de journalistes ratés, ou d'artistes sans talents... Ils ont un blog eux-aussi.

05 septembre 2006

LES BLONDES SOUFFRENT AUSSI

Je n'ai jamais entendu parler du mauvais traitement dont les blondes sont victimes dans notre société. Normal, puisqu'il est bien évidemment tout naturel de déballer toutes sortes d'allusions déplaçées à propos de cette fille sexy, simplement parce qu'elle est blonde, la condition sine qua non pour mériter ce traitement. Question sans grand intérêt d'importance nationale, certes.
 
Le stéréotype de la jolie blonde nunuche se retrouve autant en amérique qu'en europe, et dans toutes ces blagues souvent d'un goût assez douteux, et désormais dans tous les milieux sociaux et professionnels. J'ai vu des blondes qui ont fait une dépression à cause de cela...
Par-contre, essayez donc de raconter une blague à propos de la grosse vache brunette qui baffre dans le buffet comme une truie...

Un problème majeur de notre société, c'est cette disposition à imposer ce qui est marrant et ce qui ne l'est pas, à grande échelle.

04 août 2006

LES FRANÇAIS SONT DES RÂLEURS

Vous n'avez sûrement pas connu cette pub américaine des saucisses Hygrade et son fameux slogan «Plus on en mange, plus on en veut» ou quelque chose comme ça, sans doute parce que vous êtes Français. Ce slogan pourrait aussi être retourné ainsi : Plus on râle, moins on en veut. On pourrait l'appliquer aux Français et à la France par-exemple.

Plus les Français râlent, et moins j'en veux, de cette France assombrie par ces râleurs. Complexés, les Français manquent de confiance en eux, selon l'excellent billet d'Hélène >>> Française expatriée aux USA, tout comme votre humble narrateur.
 
Ce n'est, ni Ségolène, ni Lang, ni Hollande, nos «amis de la gauchitude» qui pourrissent la France. Ce sont les râleurs. Les grandes gueules critiquant la France sans n'avoir aucune solution à proposer, et qui ne manquent pas d'avoir le culot de souligner qu'ils «aiment» la France malgré tout, et ne quitteraient surtout pas ce navire qui coule grâce à leurs «bons soins». Car, comment valoriser la France quand «un verre à moitié plein chez-nous est presque vide, et quand on est pas le premier, on est un moins que rien ?», comme l'écrit si bien Hélène. L'herbe est résolument plus verte, ailleurs.